« Chassez le naturel, il revient au galop (d’essai) »
On les aime ces périodes, où, alors qu’on a fini de réviser son éco arrivent déjà les cours de droit, puis une vague de souvenirs flous dont l’âpre saveur mélange follement et de manière discrétionnaire Olivier Camy, l’Europe universelle de Vigreux, le code d’Hammurabi, Flandreau et les marchands vénitiens… Bref un concentré de bonheur en bâtons.
Complètement lobotomisé, assis sur son lit façon trappeur on se prend à rêver.
C’est alors que revint l’image de mon professeur de physique, celui là même qui m’avait appris le dégoût exquis pour les sciences exactes ou en tout cas celles qui tentent de l’être. Je me souviens de ces précipités dans des tubes à essai, l’histoire du lait qui gèle à –13°C et des explications que je n’arrivais pas à fournir. Je me souviens de la sanction qu’il donnait à mon incompétence notable avec son « Ne pas penser, ni croire, mais toujours savoir » qui, avec sa voie nasillarde, sonnait comme un coup de trique dans la salle.
Ah ce que j’étais heureux ensuite en classe littéraire d’expliquer fièrement comment on fait une mayonnaise (en terme chimique : « l’émulsion de la mayonnaise »). Déjà j’étais attiré par la vie culinaire dijonnaise. Comme la nature est bien faîte. Je me suis souvenu de ces commentaires de textes que j’ai pu rendre et notamment les commentaires de citations et c’est d’ailleurs un commentaire que je vous propose. « Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ».
Je ferai un commentaire en 2 parties (selon la règle d’or de la maison), mais sans compter les sous parties, car en effet, quand on aime, on ne compte pas. Ainsi ma première partie s’articulera principalement autour d’un constat. Celui que nous n’avons pas encore pu évaluer l’école de printemps. Alors le Trip-Tique se joint à moi pour faire son petit commentaire maison. Nous avions certes blâmé l’organisation telle qu’elle nous apparaissait au début. Mais c’est un plaisir et une certaine jubilation qui nous a amené de conf en conf (même si elles ressemblaient à celles de l’an dernier) durant la semaine. On retient ainsi le premier jour de débats rhétoriques, mais aussi le dernier, qui, pour les deuxièmes années a été un mini moment de mini recherche. On retient la joie qu’avaient tous les groupes le lendemain à proposer le modèle, le schéma qui allait révolutionner la science politique moderne… Il n’en est sûrement rien, mais pour ceux qui l’ont pris comme un « jeu » pour reprendre des termes que nous blâmions, alors ceux là se sont amusés.
Mon deuxième axe doit être considéré comme un hommage à un groupe de courageux « révolutionnaires » qui s’invitait à la conférence de l’association « Sortir de la Pensée Unique ». Et là, admirez les deux axes. Bravo à eux, parce que leur clownerie, comme une pique au projet collectif et à son objectif, a bien démontré son utilité. Ils l’ont blâmé, ne nous ont pas convaincu, nous répétons alors notre éloge flatteur aux membres du projet collectif. Mais, bravo à nouveau à nos trois larrons, parce qu’ils n’imaginent pas jusqu’à quel point va mon blâme envers eux et leur action. Vomitif, dégoûtant, insensé ? Seule la citation d’Audiard dans les Tontons Flingueurs pourrait un peu traduire ma pensée : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Désolé mes petits Che Guevara, mais dans votre tristesse face à votre piteuse prestation, vous pouvez vous consoler en vous disant que notre blâme est un peu le Janus de la flatterie que vous pourriez en recevoir.
J’aurais du faire une prépa, je suis vraiment trop fort pour les commentaires de texte. Et modeste avec ça. Sinon, avant d’oublier… votez OUI.
C’était Antoś qui vous le disait au nom du Trip-Tique
le reste disponible : http://site.voila.fr/antekk/Tique_5.pdf